Après 2 jours passés à Lima, je pars dans le cordillère blanche pour faire un peu de trekking. Arrivé à 6h du matin à Huaraz après 8h de bus (très grand confort), je prends directement un collectivo (mini van taxi collectif) pour aller à Caraz. Là, je loue tout le matériel de camping (tente, duvet, ...) et je pars en collectivo à Cashapampa où se trouve le départ pour le Santa Cruz trek.
Arrivé sur place, j'entreprends de louer les services d'un muletier afin de porter une partie de l'équipement (commencer à 3000 m sans acclimatation et avec environ 18 kg sur le dos, ça me parait tendu). Malheureusement le prix demandé est bien supérieur à celui indiqué dans les guides (confirmé par le loueur à Caraz). Du coup, je décide de partir en solo. Au bout de 4h30 de marche (il est 18h et la nuit commence à tomber), je décide de m'arrêter pour camper. Première bonne nouvelle, je m'aperçois qu'il manque le double toit de la tente, pas grave, ça ne sert qu'en cas de pluie. Un peu plus tard je me rends aussi compte que j'ai une bonne turista donc l'alimentation on va oublier aussi. Je pense qu'il ne me reste plus qu'à dormir.
Le lendemain au réveil, petite analyse de la situation:
- je suis malade donc je ne peux pas m'alimenter
- je n'ai pas de double toit (grosse loterie pour 3 jours sous la tente)
- j'ai un sac super lourd qui me découpe les épaules
- je n'ai pas d'allumettes pour le camping-gaz (en même temps, je ne peux pas manger)
- et enfin le meilleur pour la fin, je suis essouflé rien qu'en étant debout (acclimatation vous dites ?).
Au vu de ce bilan assez mauvais, je me résouds la mort dans l'âme à faire demi-tour. Alors que je range mon campement, je croise un péruvien qui m'explique qu'il est possible de louer un âne au campement qui se trouve à 20 minutes (je n'étais pas loin). Du coup, je me motive à pousser jusque là-bas. Une fois arrivé, je loue les services d'un muletier (aussi cher qu'au début du trek soit dit en passant) mais seulement pour 1 jour et demi (je terminerai en solo).
Je repars donc avec un muletier, déchargé de la majorité du poids du sac. Pourquoi se motiver à repartir alors que finalement, je suis toujours malade, je n'ai toujours pas de double toit et j'ai toujours du mal avec l'altitude ? Tout simplement pour ça:
Arrivé sur place, j'entreprends de louer les services d'un muletier afin de porter une partie de l'équipement (commencer à 3000 m sans acclimatation et avec environ 18 kg sur le dos, ça me parait tendu). Malheureusement le prix demandé est bien supérieur à celui indiqué dans les guides (confirmé par le loueur à Caraz). Du coup, je décide de partir en solo. Au bout de 4h30 de marche (il est 18h et la nuit commence à tomber), je décide de m'arrêter pour camper. Première bonne nouvelle, je m'aperçois qu'il manque le double toit de la tente, pas grave, ça ne sert qu'en cas de pluie. Un peu plus tard je me rends aussi compte que j'ai une bonne turista donc l'alimentation on va oublier aussi. Je pense qu'il ne me reste plus qu'à dormir.
Le lendemain au réveil, petite analyse de la situation:
- je suis malade donc je ne peux pas m'alimenter
- je n'ai pas de double toit (grosse loterie pour 3 jours sous la tente)
- j'ai un sac super lourd qui me découpe les épaules
- je n'ai pas d'allumettes pour le camping-gaz (en même temps, je ne peux pas manger)
- et enfin le meilleur pour la fin, je suis essouflé rien qu'en étant debout (acclimatation vous dites ?).
Au vu de ce bilan assez mauvais, je me résouds la mort dans l'âme à faire demi-tour. Alors que je range mon campement, je croise un péruvien qui m'explique qu'il est possible de louer un âne au campement qui se trouve à 20 minutes (je n'étais pas loin). Du coup, je me motive à pousser jusque là-bas. Une fois arrivé, je loue les services d'un muletier (aussi cher qu'au début du trek soit dit en passant) mais seulement pour 1 jour et demi (je terminerai en solo).
Je repars donc avec un muletier, déchargé de la majorité du poids du sac. Pourquoi se motiver à repartir alors que finalement, je suis toujours malade, je n'ai toujours pas de double toit et j'ai toujours du mal avec l'altitude ? Tout simplement pour ça:
Je fais un petit détour pour aller voir l'Alpamayo que les péruviens appellent "la montaña perfecta". Pas de chance, c'est l'autre côté qui est plus beau mais bon j'aime bien quand même.
Le soir, premier campement avec le muletier qui me confirme qu'il manque le double toit. Pas de bol, le ciel est assez menaçant. Heureusement un groupe de randonneurs campent aussi au même endroit et le muletier connaissant ceux de l'autre groupe s'arrange pour qu'on puisse dormir dans la tente des cuisiniers en cas de pluie. Peu confiant, mon muletier y dormira par précaution. De mon côté, ça va un peu mieux, j'arrive à manger un peu de thon et de soupe (avec quelques fruits secs, ce sera ma seule nourriture pendant 3 jours). A 4200m, les nuits sont fraiches, je dors avec tout mes vêtements dans mon duvet mais l'absence de double toit qui protège du vent se fait cruellement sentir. Du coup, je passe en mode "papillote" avec ma couverture de survie et là ça peut aller.
Le lendemain, départ à 7h pour "la" difficulté du trek, le passage à la "Punta de Union", 4750m, j'avoue que la fin a été assez rude et ne s'est pas faite à une vitesse très élevée. Cela dit, la vue en haut est magnifique.
C'est ici que j'abandonne mon muletier et récupère donc mon sac bien lourd pour les deux demies-journées restantes.
La descente vers le dernier campement est assez difficile, le manque d'alimentation et le poids du sac commencent à peser ;-) J'établis mon campement à côté du même groupe que la veille (au cas où) mais bon, il n'a pas plu pendant 2 jours, pas de raison que ça ne continue pas. Pendant que j'ai le dos tourné, un âne en profite pour manger mon pain (vu que je suis malade, ce n'est pas bien grave, ce sera toujours ça en moins à porter).
Nuit sans histoire, départ le lendemain à 6h30 pour les 3h restantes à travers des paysages toujours magnifiques.
Au final, j'arrive bien fatigué vers 9h30 à Vaqueria où je n'ai plus qu'à attendre un collectivo pour rentrer à Caraz.
A peine,30 minutes après, en voilà un qui arrive, le chauffeur me confirme qu'il va bien à Caraz donc je monte (mon sens de l'orientation m'aurait amené à prendre le chemin dans l'autre sens mais bon ...). Au final, après pas mal de route, le collectivo fait demi-tour et repasse à Vaqueria (où j'étais 3h plus tôt). Effectivement il allait bien à Caraz mais en faisant d'abord un "léger" détour. On n'a qu'à dire qu'il y avait 6h de trajet pour rentrer. Là aussi, le trajet se fait à travers des paysages absolument magnifiques, je suis serré comme pas possible, secoué dans tous les sens, assis sur un siège inconfortable et pourtant je ne vois pas passer les 6h tellement les paysages sont splendides. Je vous laisse en juger.
Au final, j'arrive à Caraz en fin d'après-midi pour rendre le matériel et prendre un bus de nuit pour rentrer à Lima.
Petit bilan de cette randonnée:
- l'acclimitation à l'altitude, ce n'est pas que de la théorie
- une double-toit, c'est du poids inutile quand il ne pleut pas
- l'alimentation, c'est du poids inutile quand on est malade
- l'envie de continuer ça ne pèse pas lourd mais ça permet d'aller au bout
- les paysages sont absolument magnifiques et méritent vraiment le détour.
Le soir, premier campement avec le muletier qui me confirme qu'il manque le double toit. Pas de bol, le ciel est assez menaçant. Heureusement un groupe de randonneurs campent aussi au même endroit et le muletier connaissant ceux de l'autre groupe s'arrange pour qu'on puisse dormir dans la tente des cuisiniers en cas de pluie. Peu confiant, mon muletier y dormira par précaution. De mon côté, ça va un peu mieux, j'arrive à manger un peu de thon et de soupe (avec quelques fruits secs, ce sera ma seule nourriture pendant 3 jours). A 4200m, les nuits sont fraiches, je dors avec tout mes vêtements dans mon duvet mais l'absence de double toit qui protège du vent se fait cruellement sentir. Du coup, je passe en mode "papillote" avec ma couverture de survie et là ça peut aller.
Le lendemain, départ à 7h pour "la" difficulté du trek, le passage à la "Punta de Union", 4750m, j'avoue que la fin a été assez rude et ne s'est pas faite à une vitesse très élevée. Cela dit, la vue en haut est magnifique.
C'est ici que j'abandonne mon muletier et récupère donc mon sac bien lourd pour les deux demies-journées restantes.
La descente vers le dernier campement est assez difficile, le manque d'alimentation et le poids du sac commencent à peser ;-) J'établis mon campement à côté du même groupe que la veille (au cas où) mais bon, il n'a pas plu pendant 2 jours, pas de raison que ça ne continue pas. Pendant que j'ai le dos tourné, un âne en profite pour manger mon pain (vu que je suis malade, ce n'est pas bien grave, ce sera toujours ça en moins à porter).
Nuit sans histoire, départ le lendemain à 6h30 pour les 3h restantes à travers des paysages toujours magnifiques.
Au final, j'arrive bien fatigué vers 9h30 à Vaqueria où je n'ai plus qu'à attendre un collectivo pour rentrer à Caraz.
A peine,30 minutes après, en voilà un qui arrive, le chauffeur me confirme qu'il va bien à Caraz donc je monte (mon sens de l'orientation m'aurait amené à prendre le chemin dans l'autre sens mais bon ...). Au final, après pas mal de route, le collectivo fait demi-tour et repasse à Vaqueria (où j'étais 3h plus tôt). Effectivement il allait bien à Caraz mais en faisant d'abord un "léger" détour. On n'a qu'à dire qu'il y avait 6h de trajet pour rentrer. Là aussi, le trajet se fait à travers des paysages absolument magnifiques, je suis serré comme pas possible, secoué dans tous les sens, assis sur un siège inconfortable et pourtant je ne vois pas passer les 6h tellement les paysages sont splendides. Je vous laisse en juger.
Au final, j'arrive à Caraz en fin d'après-midi pour rendre le matériel et prendre un bus de nuit pour rentrer à Lima.
Petit bilan de cette randonnée:
- l'acclimitation à l'altitude, ce n'est pas que de la théorie
- une double-toit, c'est du poids inutile quand il ne pleut pas
- l'alimentation, c'est du poids inutile quand on est malade
- l'envie de continuer ça ne pèse pas lourd mais ça permet d'aller au bout
- les paysages sont absolument magnifiques et méritent vraiment le détour.
Heyyyyyyy, Eh ben voila ! Ca nous fait chaud au coeur de savoir que tu es arrivé du coté américain. Nous allons suivre de très près ton périple. Attention.
RépondreSupprimerAllez, courage !
Rey.
Sympa le coin !!! T'es au point pour "Il était une fois dans l'Ouest" à l'harmonica ?
RépondreSupprimerBon sang c'est trop beau!!! Les vallées sont splendides. Et je ne pensais pas qu'il y avait autant de neige par là-bas.
RépondreSupprimerJ'espère que tu vas vite guérir, et repartir bien en forme pour les prochaines étapes.
Toujours aussi fou le Mandaillou!
RépondreSupprimerFais attention à toi! Ça fait quand même plaisir de pouvoir te suivre d'ici!
Yannou
On sent l'Ironman qui lache rien ;)
RépondreSupprimer