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jeudi 5 janvier 2012

Brésil : Cabo Frio Buzios

Histoire de fuir le mauvais temps qui sévit sur Rio, Janina, Valerie, Stefan et moi décidons de partir sur la côte nord à Cabo Frio, à quelques heures de Rio. Pas grand chose à signaler, on passe tout notre temps à la plage. Je suis fan du concept des vendeurs ambulants poussé à l'extrême, on peut tout acheter sans se déplacer: boissons et bouffe (glaces, cacahuètes, pizzas, sandwichs, huîtres, crevettes, empanadas, mon préféré le queijino, du fromage au barbecue avec de l'origan).
Après 2 jours, on décide de bouger à Arrial do Cabo histoire de découvrir de nouvelles plages. Pendant un tour en bateau, je vois mes premières tortues en liberté.
Après 2 jours, je retourne à Rio pour prendre mon avion, destination le Japon. Arrivé à l'aéroport, petit souci à cause de mon escale à Los Angeles. En effet, pour entrer aux Etats-Unis, il faut demander en ligne une autorisation qui est délivrée sous 24 heures. Le seul souci étant que j'ignorais que c'était obligatoire même juste pour une escale. Pas grave, je partirai sur le prochain vol disponible qui se trouve être une semaine plus tard. Et hop, 7 jours de plus au Brésil.
Je décide donc de rejoindre à l'improviste Stefan, Janina et Valerie qui avaient bougé à Buzios, petite station balnéaire devenue celèbre après le passage de Brigitte Bardot. La ville est d'ailleurs surnommée Saint Trospete du Brésil. L'endroit n'étant pas très grand, j'arrive à les retrouver en me promenant dans les rues. Cela va sans dire qu'ils étaient un peu surpris de me voir là.
Le lendemain, on loue un buggy et on part se promener le long de la côte. Gros régal de conduire sur les pistes désertes avec vue sur la mer. A part ça, encore beaucoup de temps à la plage.


Je retourne à Rio pour mes derniers en Amérique du Sud. La veille de mon depart pour Tokyo, je pars me promener dans Santa Marta et le centre avec mon guide Nathalie (joli nom :-) et nous dînons dans un restaurant japonais, au moins je pourrai comparer.
Le lendemain, malgré quelques soucis pour trouver mon billet (j'avais une impression de mon nouveau billet mais je l'avais perdu donc je suis arrivé à l'aéroport avec juste mon passeport), j'arrive enfin à quitter le continent. Petit bilan de ces 4,5 mois passés en Amérique du Sud:
- des randos avec des paysages inoubliables. Je pense notamment à Choquiquerao, au Fitz Roy et Cerro Torre, à Torres del Paine.
- des sites naturels grandioses: désert de sel d'Uyuni, glacier du Perito Moreno, chutes d'Iguazu, rio da Prata entre autres.
- des visites exceptionelles: le Macchu Picchu et Choquiquerao, la mine d'argent de Potosi.
- un gros coup de coeur pour le Brésil, notamment ilha Das Couves et Rio de Janeiro.
- et le plus important, beaucoup de très belles rencontres. Je vais citer Stefan, Janina, Jane, Gil, Rich, Nanda, Arjan, Lauriane, Lucille, Sami et Nathalie.

vendredi 23 décembre 2011

Brésil : Rio 2e mi-temps

Après ce séjour enchanteur à ilha Das Couves, je suis de retour à Rio je commence à avoir mes habitudes. Histoire de varier les plaisirs, je décide de m'envoyer en l'air en allant faire un peu d'aile delta au dessus de Rio avec atterrissage sur la plage. Des sensations absolument géniales, j'avais un sourire jusqu'aux oreilles à l'atterrissage.



Je vais aussi au Pain de Sucre où la vue sur rio et le coucher de soleil sont magnifiques.



Avec Stefan, Janina et Valérie, on part faire un tour dans la favela Santa Marta. Petite précision importante, toutes les favelas ne sont pas des coupes-gorges, loin s'en faut. La vue sur le centre et le Pain de Sucre vaut le détour. Michael Jackson y a tourné un clip il y a quelques années et il y a une statue et une mosaïque à son effigie dans la favela.


Et bien sûr, qui dit Rio dit soirée. Le 30, grosse soirée dans la rue à Lapa, j'en profite pour me faire piquer mon appareil photo. Mis à part ce petit incident, énorme soirée, on finit sur Copacabana, spectateur d'un magnifique lever de soleil (désolé, pas de photos :-). Sur les coups de 9h, on se résigne à rentrer à l'auberge, il fait trop chaud pour dormir sur la plage (la vie est dure :-). En tous les cas, bon échauffement pour le nouvel an.
Pour info, il semblerait que le réveillon à Rio soit celui qui rassemble le plus de gens au monde, 2 millions de personnes sur la plage de Copacabana. Le beau temps n'est pas de la fête, il pleut une bonne partie de la soirée mais personne n'en a cure. De toutes façons, la tradition veut que les gens aillent se baigner et sautent par dessus 7 vagues, donc on sera mouillé. L'ambiance est géniale, musique, danse les pieds dans le sable sous la pluie, inoubliable. Sur les coups de 2h du mat, David Guetta se glisse derrière les platines pour envoyer du gros son, le pied. Quand la musique s'arrête, on part se baigner. Histoire d'être sûr, on saute environ 35 vagues (on n'est jamais trop prudent). Ensuite retour à l'auberge pour un gros dodo bien mérité.
Au final, une 2e mi temps à Rio géniale, encore beaucoup de temps à la plage, de l'aile delta et des super soirées, avec une mention spéciale pour celles du 30 et du 31, je crois que je suis amoureux.

samedi 10 décembre 2011

Brésil : Ilha Das Couves

Après ce séjour à Rio, je pars donc retrouver Stefan et Janina sur une toute petite île au sud de Rio. Après un transfert sans histoire, j'arrive sur ilha Das Couves.


Pour résumer la situation en quelques mots, je dirais: pas d'électricité, pas d'eau chaude, pas d'internet, pas de musique, pas de bateau, maximum 13 personnes sur l'île, quasiment pas de chemin sur l'île (qui de toutes façons ne fait que quelques kilomètres carrés), pas de plage non plus. Autant dire que ça fait un gros changement après Rio. Le projet sur l'île est de développer l'écotourisme en faisant appel à des volontaires internationaux. Pour l'instant, il n'y pas grand chose sur l'île, une petite maison avec deux chambres et une cuisine/salle à manger. Vue de la salle à manger.


Notre travail consiste à créer/déblayer les chemines, nettoyer la plage, désensabler une rivière, construire des petites terrasses pour faire de l'agriculture. Soyons honnêtes, on ne fait pas grand chose et on passe beaucoup de temps à se détendre, baignade, cartes, lecture. La plage la plus proche se trouve sur l'île d'à côté, accessible à la nage (environ 30 minutes) ou en kayak.


Je passe beaucoup de temps dans l'eau, pour aller à l'île d'à côté, aussi pour admirer le coucher du soleil non visible depuis la jetée.


Une des mes autres activités préférées est de regarder le ciel à la nuit tombée, un spectacle absolument magnifique. Je dors d'ailleurs deux fois à la belle étoile sur la jetée.


Les jours passent très vite dans ce lieu enchanteur même si les loisirs sont très limités. Je suis fan de cette vie beaucoup plus simple et tranquille. Malheureusement, il faut repartir au bout de 10 jours

vendredi 2 décembre 2011

Brésil : Rio 1e mi-temps

Après deux semaines passées au Brésil, j'arrive enfin à Rio, ville mythique s'il en est avec les plages (Copacabana et Ipanema), la statue du Christ, le pain de sucre, les favelas, le stade Maracana pour ne citer que ça. Avec des français rencontrés à Ilha Grande, on se pose dans une AJ à Copacabana à trois blocs de la plage. Difficile de résumer cette semaine à Rio qui est passée en un éclair (surtout quand on écrit avec 3 semaines de retard) mais je vais faire un effort.
Luis Mariano l'avait dit "si tu vas à Rio, n'oublie pas de monter la-haut". Donc je suis monté voir la statue du Christ Rédempteur situé sur la colline du Corcovado. La statue du haut des 38 mètres (dont 8 pour le socle) domine Rio et est visible de quasiment partout. La vue sur Rio est imprenable pour peu que les nuages ne soient pas de la partie. Pas de chance, ils ont choisi de jouer les troubles-fêtes. J'arrive quand même à prendre quelques photos.
Le Christ.


Une partie de Rio avec le pain de sucre en arrière plan.


Rio, c'est aussi une vie nocturne assez agitée. On enchaîne les soirées, samba, funk, latino, un régal. Plusieurs fois en rentrant de soirée, on part prendre un dernier verre sur Copacabana, assez calme à ce moment de la journée.


En une semaine, on arrive quand même à caser une 2e visite (non je ne compte pas les journées à la plage comme des visites), à savoir un petit tour au jardin botanique, très sympa, notamment ses allées de palmiers.


Qui dit Rio dit aussi sport, ils ont quand même eu les JO et la coupe du monde. On peut voir les gens faire du sport partout, notamment à la plage. Evidemment le premier des sports pratiqués est le football (beach soccer pour être exact) mais beaucoup de volley aussi. Cela dit jouer au volley avec les mains c'est quand même un peu trop facile non ?


Rio ce sera aussi mon premier craquage du voyage. Deux jours avant de partir, je me dis que je resterais bien un peu plus longtemps au Brésil. Je contacte l'agence de voyages et après quelques emails et un coup de fil 2h avant mon vol pour le Japon (j'aime me faire peur), c'est arrangé, je reste au Brésil jusqu'au 10 janvier et du coup je serai à Rio pour le réveillon.
Au final, une semaine qui est passée à 200 à l'heure, une ville à la hauteur de mes espérances et que j'ai hâte de retrouver. En attendant, je pars pour 10 jours à Ilha Das Couves, une petite île au sud du Rio où je vais retrouver Stéphane et Janina avec qui j'ai voyagé pendant 1 mois en Bolivie, Chili et Argentine.

vendredi 25 novembre 2011

Brésil : Paraty et Ilha Grande

Depuis Bonito, je pars pour la côte afin de goûter enfin au plaisir des plages brésiliennes. Après 24h de voyage, 4 bus, 2 avions et 1 moto-taxi, j'arrive enfin à Paraty, petite ville coloniale au sud de Rio. La ville est très touristique mais le vieux quartier a beaucoup de charme.


Le lendemain, sur les conseils en bois d'une employée de l'auberge de jeunesse, je pars pour un tour en kayak qui devait m'amener sur différentes plages bien sympas. Au final, le tour passait juste par une plage qui ne valait pas franchement le détour. Je suis déçu parce que on m'avait vendu quelque chose de complètement différent et c'est dommage parce que sinon le tour en lui-même était sympa.
L'ambiance à l'auberge de jeunesse n'étant pas fofolle, je décide de ne pas m'attarder et je pars pour Ilha Grande où j'arrive en fin de journée. L'ambiance sur l'île est super, pas de voitures, tout le monde se déplace à pied, ça sent vraiment les vacances. Le lendemain, je pars avec un belge et une argentine à la plage Lopes Mendes où nous arrivons après 2h de marche. En chemin, on croise des petits singes tout mignons qui ont l'air d'apprécier la pomme.


La plage est magnifique, très étendue et aucune trace d'urbanisation. Pour cause d'heure tardive, nous choisissons de rentrer en bateau.
Le lendemain, je décide d'aller à Lagoa Azul, un endroit réputé pour le snorkeling mais plutôt que d'y aller en bateau comme tout le monde, je choisis d'y aller à pied. Et c'est parti pour 3h de marche, le seul souci étant que j'ai juste une carte fournie par l'auberge et que ça manque un peu de précision. Pour ne rien arranger, je la perds en chemin (et je la retrouve en rentrant d'ailleurs). Au bout d'un moment, je perds carrément le chemin. Pas de problème, je vais continuer à travers la forêt, je finirai bien par arriver quelque part. Erreur, au bout d'un moment, ça devient tellement dense que je ne peux plus avancer. Du coup, je coupe au plus court pour retourner sur la rive où je ne suis pas beaucoup plus avancé. Pas moyen de marcher le long de la côte ou dans l'eau. Comme je pense ne pas être trop loin, je décide de laisser mon sac à dos sur les cailloux et de continuer à la nage. Après une vingtaine de minutes, j'arrive sur une plage assez sympatoche, qui plus est quasi déserte.


Je demande à une des rares personnes présentes sur la plage si je suis proche de Lagoa Azul. Apparemment, je suis dans la mauvaise direction. Et c'est reparti pour quelques longueurs. Je finis par arriver sur une autre plage, pas franchement très propre et bizarrement pas très fréquentée. Du coup, personne pour demander mon chemin. Comme l'après-midi est déjà bien entamée, je décide de rentrer. Renseignement pris à l'auberge après, il n'y a pas moyen d'aller à Lagoa Azul à pied. Je le saurai pour la prochaine fois.
Le lendemain, je décide de m'enchainer deux randonnées. Je commence par monter au pico de Papagaio, une des montagnes de l'île. La montée est franchement longue et raide mais le chemin est comme je les adore, étroit, dans la forêt, silencieux. La fin de la montée est assez acrobatique (plus de l'escalade qu'autre chose) mais une fois en haut la vue est magnifique.


Je fais la descente en quatrième vitesse (pas facile de perdre les habitudes) et enchaîne sur un petit tour à la plage Dois Rios. Malheureusement, le chemin qui y mène est une piste (la seule de l'île), assez large et sans charme. J'arrive vers 5h là-bas mais je ne peux pas rester très longtemps car il faut environ 2h pour rentrer et la police s'assure que tout le monde reparte assez tôt pour rentrer avant la nuit. Au passage, c'était encore une plage magnifique.
Le lendemain je quitte l'île direction Rio. Au final, une expérience assez mitigée à Paraty (à refaire) et des super moments à Ilha Grande, plages magnifiques, randos très sympas, tranquillité (pas de voiture).

mercredi 23 novembre 2011

Brésil : Bonito

Après un transfert sans histoire, j'arrive à Bonito en fin d'après-midi. Cette ville est la capitale de l'écotourisme au Brésil et est particulièrement connue pour ses rivières à l'eau très claire où l'on peut observer de nombreuses espèces de poissons. Je pars le lendemain pour faire la rivière la plus réputée, Rio Da Prata. L'excursion commence par une petite marche d'approche de 40 minutes dans la jungle, juste le temps de bien transpirer et de subir une attaque en règle des moustiques.


On enfile les combis (pratique pour flotter sans effort), un tuba, un masque et c'est parti. L'eau est d'une clarté ahurissante, 30 mètres de visibilité, des poissons dans tous les sens et un décor de rêve perdu au milieu de la jungle. On ne penserait pas que c'est une rivière non ?


Un peu d'appréhension avant de mettre l'appareil photo sous l'eau pour la première fois (il a déjà subi quelques chutes et la coque est un peu endommagée), mais tout va bien il résiste.


On se laisse tranquillement porter par le courant, à observer les poissons, c'est absolument magique. On a l'impression de nager dans un aquarium.



Evidemment, l'endroit se prête tout particulièrement à un numéro d'élébonistes sans frontières.


Sur la fin de la descente, je fais un peu d'apnée statique. Je retrouve les sensations que j'adore, le bruit s'arrête (pas beaucoup de circulation au milieu de la jungle ;-), mes mouvements s'arrêtent (je me laisse porter par le courant), ma respiration s'arrête, la gravité s'arrête (je suis porté par l'eau) et au final, j'ai l'impression que pour un instant tout est suspendu, que le temps s'est arrêté, une sensation absolument géniale.
Malheureusement, il faut sortir de l'eau et reprendre une activité normale comme dirait PPD.
Au final, encore un endroit absolument magique. Je ne pensais pas qu'il était possible de trouver une rivière avec une telle visibilité au milieu de la jungle.

lundi 21 novembre 2011

Brésil : Pantanal

Depuis Iguazu, je passe au Brésil et embarque pour une nuit de bus direction Campo Grande, près de la frontière avec la Bolivie. Cette ville est une des portes d'entrée pour le Pantanal, une immense zone humide où l'on peut observer une grande variété de plantes et d'animaux. J'arrive à Campo Grande en début de matinée après une nuit dans le bus et enchaine directement pour un tour de 4 jours dans le Pantanal. C'est parti pour 3h de transfert et on arrive au campement en milieu d'après-midi. Le premier contact avec le guide n'est pas très bon, il est du genre malpoli, condescendant et antipathique, ça commence bien.
Après le repas, on part pour un petit tour de nuit dans le marais pour aller observer les alligators et au passage se faire bouffer par les moustiques.


Le lendemain matin, petit session de pêche de piranha pour le repas du midi. Ne pas hésiter à mettre les pieds dans l'eau pour attirer la bête.


Nous ne sommes pas les seuls à apprécier un bon piranha pour le déjeuner.


L'après midi, petit tour à cheval. Malheureusement, à part 3 aras bleus magnifiques, on ne verra pas grand chose.


Un ara vient nous rendre visite au campement, il a l'air d'apprécier le gateau.


Le lendemain, petite rando, encore une fois pas grand chose à se mettre sous la dent, un petit anaconda pour la route.


Une photo d'une famille de capybara, le rongeur le plus gros au monde.


N'étant pas franchement emballé par la qualité du tour (doux euphémisme), je décide d'écourter mon séjour et de partir un jour plus tôt à Bonito.