mardi 20 septembre 2011

Pérou : Arequipa et ascension du Chachani

De retour à Arequipa en début de soirée, je me pose pour la nuit dans un hospedaje où je peux prendre une bonne douche chaude et m'enlever les dizaines d'épines de cactus plantées un peu partout dans mes jambes et mes bras (2 jours après il en reste encore que je n'arrive pas à atteindre). Le lendemain, je fais le tour des agences pour organiser l'ascension du Chachani, un volcan qui culmine à 6075m. Etant seul, il faut que je trouve un groupe car la taille minimum pour organiser le tour est de 3 personnes. Je finis par trouver une agence qui a un départ à 10h du soir avec 2 touristes donc je m'inscris, tout heureux d'avoir trouvé un groupe et de pouvoir faire l'ascension en une seule journée. Demain matin, je devrais être la-haut si tout va bien.


Je passe le reste de la journée à flâner dans Arequipa, ville assez jolie à mon goût avec ses bâtiments en pierre blanche, elle est d'ailleurs surnommée "ciudad blanca". Arequipa étant ma dernière ville au Pérou, je me dois de goûter une des spécialités culinaires péruviennes avant de quitter le pays, j'ai nommé le cuy ou cochon d'Inde en français. Pas très dodue la bête mais c'est gentil, ils ont laissé la tête.


Avec mon sens du goût limité, je trouve que ça ressemble au poulet mais en plus chiant à manger vu que c'est tout petit, je n'en garderai pas un souvenir impérissable.
Le soir, départ vers 22h30, direction la montagne à 4900 mètres d'altitude histoire de ne pas partir de trop bas. Nous arrivons sur place vers 1h du matin, j'ai réussi à somnoler plus ou moins 1h pendant le trajet mais pas facile avec toutes les secousses. La première heure de trek est assez facile, je me sens bien (ça y est, je crois que je suis acclimaté) et j'ai l'impression qu'on n'avance pas. L'ambiance est sympa, toute le monde est très concentré, marche à la lampe frontale, températures négatives (l'eau commence à geler dans la bouteille). Au bout de 2h, ça commence à se gâter. En effet, j'ai oublié de passer par la case dodo et mon corps me le rappelle assez douloureusement. J'ai les paupières qui se ferment toutes seules, j'ai juste envie de m'arrêter et dormir. Evidemment, c'est n'est pas possible, il fait bien trop froid pour se permettre de s'arrêter plus de quelques minutes. Du coup, faut continuer, ya pas le choix. Je débranche le cerveau et passe en mode automatique droite gauche, droite gauche. A ce moment là, ne surtout pas écouter le guide qui dit "on fera une pause un peu plus longue quand il fera jour (et donc plus chaud, enfin moins froid)", vu que le jour se lève dans 3h. Se boucher aussi les oreilles quand il annonce qu'il reste encore 5 à 6 heures d'ascension. Je continue tant bien que mal et la pause tant attendue (20 minutes) arrive enfin. Malgré le froid je m'endors tout de suite. A mon réveil, je suis un autre homme, le sommeil est passé, je n'ai plus qu'à gérer l'altitude. La fin de l'ascension est assez raide mais les paysages se découvrent et sont magnifiques.
Après plus de 7h d'ascension, nous arrivons enfin au sommet et la vue est absolument magnifique, pas un nuage, très peu de vent (coup de bol, super météo).


Au passage un très très très grand coup de chapeau à Marie France, une française retraitée au Pérou depuis 8 ans qui a fait l'ascension à plus de 70 ans.
Content le sylvain.


La descente jusqu'au camp de base se fait tout droit à travers le sable, tout en glissades, je me régale, 1 grosse heure pour descendre (pour plus de 6h de montée).
Retour à Arequipa en début d'après-midi, je renonce à prendre le bus pour Puno (6h) et reste sur place pour me reposer un peu.
Au final, une très belle ascension avec des paysages magnifiques, je recommande vraiment ce petit tour. En plus, l'ascension ne nécessite pas d'équipement particulier, il y a juste un peu de neige sur les 100 derniers mètres.

3 commentaires:

  1. Purée magnifique encore une fois ce petit trek! Une vue panoramique surprennante une fois au sommet quand même! Quelle chance.

    Par contre le Cuy...mmmm très peu pour moi, on dirait un rat, eerk!

    Faudra donc penser à ramener sa board alors la prochaine fois, pour la descente! ;-)

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  2. Figure toi que là je suis dans le désert d'Atacama et tu peux louer des planches de surf pour aller faire du sandboarding.

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  3. Sans dec! oO Trop bien dis donc! ;-) J'en prends bonne note!

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