Après une nuit dans le bus sans histoire (je commence à avoir l'habitude), j'arrive vers 6h30 à Arequipa, ville de départ pour organiser un trek dans le fameux canyon del Colca ou organiser l'ascension d'un des volcans environnants. Je commence à faire le tour des agences mais je me rends compte rapidement que beaucoup sont fermées. Après un instant de réflexion, je demande à un passant quel jour nous sommes et il m'apprend que nous sommes dimanche (et oui, pour moi c'est tous les jours dimanche), j'ai mon explication. Du coup, je décide de repartir en bus pour Cabanaconde, village au pied du canyon et de faire le trek en solo. Après 5h de bus, j'arrive vers 14h au village, ce qui me laisse du temps pour marcher. Au passage merci au français qui en cherchant ses lunettes dans le bus a retrouvé mes Ray-Ban. Je décide de descendre à la rivière au fond du canyon.
Histoire de m'entraîner un peu, je fais la descente en courant. J'arrive rapidement à l'oasis, endroit assez magique avec des piscines, oui vous avez bien lu des piscines. Il est encore tôt mais je ne peux résister à l'envie de piquer une tête. Du coup, je m'arrête là pour la nuit. Environ 9€ pour la nuit, le repas, la piscine, l'eau chaude et des paysages magnifiques, je pense que ça vaut le coup.
Le lendemain, départ à 7h30 pour remonter de l'autre côté du canyon. Arrivé au village avec un nom compliqué, je décide de rejoindre Tapay un peu plus haut. N'ayant pas de carte, je tente un chemin qui me parait pas mal. Après une bonne demie-heure, je me rends compte que ce chemin ne va pas vers Tapay. Par contre, je repère en contrebas un chemin à flanc qui semble s'y diriger. Du coup, je récupère ce chemin mais au fur et à mesure que j'avance, il se fait de plus en plus étroit, impraticable, avec des cactus et de la végétation en travers du chemin. A mon avis, personne n'est passé par là depuis longtemps. Je vous laisse juger avec la vidéo.
Le lendemain, départ à 7h30 pour remonter de l'autre côté du canyon. Arrivé au village avec un nom compliqué, je décide de rejoindre Tapay un peu plus haut. N'ayant pas de carte, je tente un chemin qui me parait pas mal. Après une bonne demie-heure, je me rends compte que ce chemin ne va pas vers Tapay. Par contre, je repère en contrebas un chemin à flanc qui semble s'y diriger. Du coup, je récupère ce chemin mais au fur et à mesure que j'avance, il se fait de plus en plus étroit, impraticable, avec des cactus et de la végétation en travers du chemin. A mon avis, personne n'est passé par là depuis longtemps. Je vous laisse juger avec la vidéo.
Je continue néanmoins mon chemin mais finis par perdre le chemin et me retrouve au milieux des cactus, certains décident même de faire ami-ami avec ma jambe ou comment s'offrir une séance d'acupuncture gratis.
Je décide donc de rebrousser chemin. Petite analyse de la situation: il est 10h15, il y a un bus qui part dans 4h et je suis à peu près en haut du canyon mais du mauvais côté, ça va être sport de resdecendre et remonter à temps. Oui, c'est en face qu'il faut aller et fissa.
Comme je suis joueur, je tente le coup. Je fais la descente en courant (non sans me tromper encore une fois de chemin, ya pas à dire ça manque de balisage) et j'arrive au rio à 11h35. Sur le pont, je croise 2 français qui ont mis 2h45 pour descendre, j'ai 2h30 pour monter si je veux attraper le bus, ça se complique mais ça reste jouable. J'attaque la montée à un bon rythme, le soleil tape fort et je n'ai rien à manger (j'avais prévu de m'arrêter dans un village mais mon escapade dans les cactus m'a quelque peu retardé). Vers le milieu de la montée, je croise un guide qui me dit qu'il faut 3h30 pour monter, ça me rassure vu que à chaque fois je vais plus vite que les temps annoncés. Je continue à monter mais c'est de plus en plus difficile. A chaque éperon, je pense arriver sur le plateau mais non il faut encore grimper. Il est maintenant 14h et je ne suis toujours pas sur le plateau même si je vois que j'en suis proche. Le souci, c'est que je ne sais pas à quelle distance du plateau se trouve la route, ce sera la surprise. Je me force à continuer, ce serait dommage de lâcher maintenant. Je débouche enfin sur le plateau et découvre avec joie que la route passe juste à coté. Une dernière photo de la vallée.
Je repasse la seconde et arrive à la route (un peu en surplomb du village donc j'avais un peu de marge) à 14h10. Pas longtemps après, le bus arrive et je repars pour Arequipa complètement vidé et un peu mal (faut dire que le soleil tapait sévèrement) mais peu importe, pour 7 minutes, j'ai réussi à attraper le bus.
Y a pas a tortiller, faire un Ironman quelques mois avant ca aide pour la condition physique!
RépondreSupprimerKeep going!
Bon, t'as remplacé la marche par un cross de malade, mais sinon, ça va! ^^
RépondreSupprimerQuel malade quand même. Moi à cette heure ci, je crois que je serais encore en train de négocier mon vol pour les lignes de Nazca! hahaha!
Ha oui: on n'accède pas à ta video, elle a été marquée comme privée... snif :-(
RépondreSupprimerPas mal la video !
RépondreSupprimerJ'avoue que la preparation Ironman aide bien.
RépondreSupprimerMerci pour l'info Alain, maintenant ca doit etre bon.