vendredi 16 mars 2012

Malaisie

Après ce court passage en Thailande, je continue à descendre vers le Sud direction la Malaisie. J'ai une semaine à tuer avant de retrouver Manu, une copine de l'UTC pour un weekend sur une île au sud-est. Je décide de faire une pause de quelques jours à Langkawi, une île au nord-ouest. Comme d'hab, plage de sable blanc, eau turquoise et grosse chaleur. Le premier soir, je vais manger avec Matthew et Diane, deux anglais avec qui j'ai partagé un taxi en arrivant sur l'île pour célébrer l'anniversaire de Diane.


Les amateurs de rugby que nous sommes ne pouvaient pas rêver mieux, ce soir là se disputait France-Angleterre comptant pour les VI nations. Après quelques galères pour trouver l'heure du match et un endroit pour le regarder, j'assiste dépité à un match pourri de l'équipe de France (et dire qu'on failli gagner). Faut voir le bon côté des choses, pour son anniversaire, Diane a vu son pays l'emporter.
A part ça, encore pas mal de glande à la plage. Je reloue un scooter pour faire le tour de l'île, j'y ai pris goût (t'inquiète pas Maman, je fais attention).
Je pars ensuite pour Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie où se trouvent les fameuses tours Petronas qui furent pendant quelques années les plus hautes tours du monde (452 mètres). Photos des tours de nuit.


Le lendemain, je pars me ballader dans la ville. Je monte en haut de la KL tower (421 mètres au total, plate-forme d'observation à 276 mètres) d'où on a une vue imprenable sur la ville et sur les tours Petronas (enfin la tour et demie vu que l'angle n'est pas très bon).


Après ce court séjour, je pars à Rawa, une petite île pour le weekend où je dois retrouver Manu. J'y arrive en fin d'après-midi. Effectivement, c'est tout petit, deux complexes de bungalows, pas de véhicules, une plage, un chemin pour aller au sommet de l'île.


Manu et son groupe de potes qui viennent pour fêter un anniversaire arrivent au milieu de la nuit mais ils ont de l'énergie à revendre et c'est reparti pour une grosse soirée. Le lendemain, c'est glande à la plage, un peu de snorkeling, ya de jolis poissons.


Le soir, rebelote, bon anniversaire Alix. Le lendemain, ben on retourne à la plage, je sais j'ai une vie difficile. Petite activité acrobranche pour varier les plaisirs.


Retour à Singapour après ce weekend très sympa, fête et plage, cocktail qui passe assez bien soyons honnêtes. Encore un passage éclair (après la Thailande), mais j'ai envie d'économiser du temps pour le Népal et la suite.




samedi 3 mars 2012

Thailande

Après ce passage au Laos, j'arrive à Chiang Mai en Thailande avec Heather, une canadienne avec qui j'ai fait la Gibbon Experience. Dès qu'on passe la frontière, on sent une grosse différence (mise à part le fait qu'on roule de l'autre côté de la route). En effet, la Thailande est un pays beaucoup plus riche que le Laos et ça se ressent tout de suite.
J'avais prévu de ne faire qu'une seule escale en Thailande à Chiang Mai avant de remonter vers la Chine et le Yunnan mais comme le Tibet (où j'aimerais aller) est fermé en Mars, il ne faut pas que j'arrive trop tôt en Chine. Du coup, je vais rester en Thailande 15 jours et descendre jusqu'à Singapour en passant quelques jours en Malaisie avant de m'envoler pour la Chine.
Le premier jour est consacré comme de coutume à visiter des temples.


Le deuxième jour rebelote, c'est qu'il y a en quand même un paquet. C'est quand même plus classe en plaqué or non ?


Je reste encore deux jours pour prendre des cours de massage. C'est bien sympa, et ce d'autant plus qu'on se fait masser la moitié du temps, pratique oblige. 
Je pars ensuite à Bangkok, passage obligé avant de partir vers le sud. Je reste donc une seule nuit sur place, le temps de faire un tour de la ville. Je ne suis pas franchement sous le charme, il fait très chaud, ça grouille de monde et c'est très brouillant. J'ai quand même le temps de voir quelques temples, faut pas se laisser aller quand même.


C'est donc avec plaisir que je pars à Koh Phangan, une petite île où se déroule une fois par mois la célèbre full moon party, qui comme son nom le laisse supposer, est une soirée la nuit de la pleine lune. Je reste sur l'île 5 jours, histoire d'avoir le temps de me chauffer un peu les soirs précédent la full moon party. Le programme est simple, soirée tous les soirs, et footing + glande à la plage la journée. Un jour, je loue un scooter pour aller faire un tour de l'île. Première fois que j'en conduis un, qui plus ici on roule à gauche mais pas de soucis, c'est comme un vélo non ? Au final, pas de bobos, mis à part le singe qui a tenté de se jeter sous mes rues, c'est bien fun et super facile à maitriser.
Le soir de la pleine lune, tout le monde s'habille en fluo, se peint le corps et part à la plage faire la fête. Je retrouve une copine croisée au Cambodge 1 mois plus tôt. Grosse grosse ambiance, super soirée, grosse pluie sur la fin de soirée histoire d'enlever toute la peinture qu'on a sur le corps (et ainsi éviter de salir les draps et perdre la caution).


Au final, un passage éclair en Thailande (je n'avais un visa que de 15 jours), une pause tranquille à Chiang Mai, un passage éclair (sans regret) à Bangkok et pour finir quelques jours à Koh Phangan pour de très bonnes soirées et du bon temps à la plage.

lundi 13 février 2012

Laos 2e partie

Après ce petit tour à Vientiane, j'arrive à Vang Vieng, très connu au Laos pour le tubing. Pour les ignorants dont je faisais partie avant de commencer à voyager, le tubing consiste à descendre une riviere sur une grosse chambre à air. Le concept a été poussé plus loin à Vang Vieng puisque que des bars ont été installés sur les bords de la riviere avec toboggans, tyroliennes et trapèzes histoire de se distraire entre deux tournées. Le concept est simple, faire la fête toute l'après-midi avant de passer à l'apéro et à la soirée. Le fêtard que je suis se devait donc de tester comme il se doit ce haut lieu de la fête dont la renommée semble-t-il, dépasse les frontières. C'est ainsi que, avec Charles, un français rencontré dans le bus, nous avons festoyé pendant 3 jours (ça commence vers 14h) et 4 nuits (on a terminé tous les soirs entre 2 et 7h du mat) en continu. Autant dire que mon foie a été mis à rude épreuve. Petite démonstration de mes talents de plongeur. 




I believe I can fly.

Après ces 4 jours de fiesta, nous réussissons avec Charles à prendre le bus pour Luang Prabang à 9h du matin après 1h30 de sommeil. Charles reparti pour Pékin, je décide de la jouer cool et récupération. Je visite quelques temples (un grand classique en Asie).


A part ça, encore un beau coucher de soleil sur le Mékong.


Après 2 jours d'inactivité, je repars vers le Nord direction Luang Namtha pour faire un peu de rando dans la jungle. A peine arrivé, je me joins à un groupe d'anglais qui partait le lendemain pour 2 jours de rando et un jour de kayak. Pique-nique au milieu de la jungle. 


On dort la première nuit dans une cabane au milieu de la jungle. Rebelote le lendemain avec une pause baignade bien salutaire en fin de journée.


Le troisième jour, ce sera kayak. Le grand performeur que je suis arrive à casser deux pagaies dans la journée. 
Le lendemain départ pour Huay Xai, près de la frontière thailandaise où j'ai envie de tester la Gibbon Experience. Elle consiste en 3 jours de "trek" et de tyroliennes dans la jungle et son nom vient du fait qu'il est possible de voir des gibbons. Ce tour est très réputé et il est recommandé de réserver plusieurs semaines à l'avance, et ce d'autant plus qu'il n'est pas possible de commencer tous les jours. Vous me connaissez, j'arrive sur place sans avoir réservé "bonjour, vous avez de la place pour un départ demain". Ce à quoi, je m'entends répondre "pas de souci". C'est à se demander des fois à croire ça sert de s'organiser. Je pars donc le lendemain en compagnie de 3 américains, 1 canadienne et 1 suisse, direction la réserve naturelle de Bokeo. On commence par un peu de grimpette. C'est bien normal, personne n'ayant encore inventé la tyrolienne qui monte. Enfin, la 1e tyrolienne arrive. Passées les instructions de sécurité, je me lance. Au début, on est dans la forêt puis rapidement ça s'ouvre et on retrouve au dessus de la forêt avec la jungle à perte de vue, c'est absolument génial. Après quelques bouts de marche et d'autres tyroliennes, on arrive au bungalow uniquement accessible par tyrolienne vu qu'il est perché à 50 mètres du sol.


Le repas est livré par tyrolienne bien sûr.


Là où le concept est très bon, c'est qu'on peut aller se ballader sur les tyroliennes en totale liberté. Vous pouvez me croire, j'en ai bien profité. Je courrais entre chaque tyrolienne comme un gamin de 5 ans pour pouvoir en faire un maximum. Sur les 3 jours, j'estime à environ 85 le nombre de traversées que j'ai faites. Petite vidéo pour vous mettre en appétit.

 

Après ces 3 jours magiques au milieu de jungle, retour à Huai Xay avant de traverser le Mekong le lendemain pour arriver en Thailande.

mardi 7 février 2012

Laos 1e partie

Après ce court séjour au Cambodge, je remonte vers le Nord direction le Laos. Je m'arrête juste après la frontière à 4000 islands, un endroit qui, comme son nom ne l'indique mais alors vraiment pas, est un ensemble d'îles sur le Mékong. Je me pose avec un allemand et un australien dans un bungalow avec hamacs et vue sur la rivière. La principale activité sur l'île est le farniente. Je suis resté une semaine et les deux seules activités que j'ai faites sont descendre le Mékong sur 1 kilomètre avec une bouée et une journée kayak. Le reste du temps, c'est la glande dans le hamac ou au resto. En général, je reste plusieurs heures au resto (mieux vaut ne pas être pressé vu que le plat le plus simple nécessite 45 minutes) et au moment de l'addition, le serveur me demande ce que j'ai consommé (plus simple que de tout noter non ?).
On a fait la descente en bouée pendant le coucher de soleil, bien relax avec une petite bière. 


Caméra embarquée.



La journée kayak fut plus éprouvante, plusieurs heures d'effort d'affilée, je n'ai plus l'habitude. Ce sera néanmoins l'occasion d'une très belle rencontre avec les très rares dauphins d'eau douce. Une autre activité tres prenante est de regarder le coucher du soleil sur le Mékong depuis le hamac, oui je sais j'ai une vie difficile.


Après cette dure semaine, j'entame ma remontée vers le Nord et la grotte de Tham Kong Lo. J'y rencontre deux slovaques, deux tchèques et une allemande avec qui nous partons explorer ladite grotte en bateau. 7.5 kilomètres de long avec certaines salles dont le plafond culmine à plus de 100 mètres, le spectacle est impressionnant. Une partie de la grotte a été amménagée (par le conseil général PACA) et éclairée, ce qui permet d'avoir une vue magnifique des stalactites. 


Après cette courte étape et une nuit chez l'habitant, je continue direction Vientiane, la capitale du Laos. Dans le bus, je retrouve les 3 catalans croisés dans le bus pour Tham Kong Lo. Le centre ville de Vientiane est étonnament petit avec, en comptant large une dizaine de rues, ce qui est assez surprenant pour une capitale. Je profite de cette étape pour tester le massage traditionnel laotien. Bilan: c'est plus une séance de kiné qu'un moment de relaxation. La ville offrant à mes yeux peu d'attraits, je repars après une journée vers le Nord direction Vang Vieng.

mardi 31 janvier 2012

Cambodge

Après mon court séjour au Japon, je débarque à Phnom Penh au Cambodge, pays célèbre pour essentiellement deux choses: une affreuse, le génocide orchestré par Pol Pot et les Khmers Rouges et une magnifique, les temples d'Angkor. A l'arrivée, je retrouve la chaleur du Brésil et l'effervescence (pour ne pas dire bordel) du Pérou ou de la Bolivie: ça crie, ça klaxonne, ça conduit d'une manière "engagée" et tu te fais solliciter toutes les 30 secondes.
J'avais tenté de réserver une auberge sur Internet mais tout était complet, pas grave, on verra bien en arrivant. Le chanceux que je suis trouve un lit (le dernier) à la première auberge où je vais.
Le lendemain, je pars visiter les killings fields, un des nombreux endroits où tous les opposants au régime Khmer Rouge et leur famille étaient exécutés. Parler une langue étrangère, être professeur ou seulement porter des lunettes était suffisant pour être suspect et tout suspect était exécuté, suivant le macabre dicton "mieux vaut tuer un innocent que laisser un coupable en vie". Au final, plus d'un quart de la population fut exécutée en quelques années. L'endroit que j'ai visité est maintenant un lieu de mémoire très didactique, des audioguides étant disponibles dans de nombreuses langues. Un stupa, monument où sont entreposés les os des victimes a été érigé il y a quelques années à la mémoire des victimes.


Après cette visite assez éprouvante (je vous ai épargné les détails les plus macabres), le chauffeur de tuk-tuk me propose d'aller sur un stand de tir tirer à la kalachnikov ou au M16 sur des poulets vivants (le poulet est en supplément). Pour ceux qui trouvent ça un peu léger, il y a aussi l'option shooter au bazooka sur une vache. Déjà en temps normal, je n'irais pas tirer sur des animaux et encore moins après la visite d'un site où furent exécutées des milliers de personnes.
Je retourne donc dans le centre et pars me promener au hasard, comme j'aime bien le faire. Beaucoup de temples, j'en vois un plus gros que les autres où pas mal de gens font la queue pour visiter. Je décide d'aller jeter un coup d'oeil mais pas moyen de rentrer en debardeur, tant pis.
Le moyen de locomotion le plus utilisé est le scooter, très peu de voitures mais bon pas besoin de monospace, les parents et les trois enfants, ça tient sur un scooter non ? Vous noterez que le père est une personne prudente et porte un casque.


Après une journée, je ne m'attarde pas et pars le lendemain pour Siem Reap, ville située à côté des temples d'Angkor. Pour les ignorants (dont je faisais partie avant planifier mon voyage en Asie), les temples d'Angkor sont une destination phare en Asie avec plus de 2 millions de visiteurs par an. Pour mon premier jour de visite, je décide de louer un vélo et je pars avec Amir, un autrichien rencontré chez le loueur à la découverte des temples. Nous commençons par le plus célèbre, j'ai nommé Angkor Wat, la plus grande structure religieuse au monde. Ce temple est une fierté nationale et figure même sur le drapeau cambodgien. C'est vrai que ça en jette (Li).


Nous partons ensuite ensuite direction le temple de Bayon. En chemin, j'arrive à ne pas voir la seule pierre qui se trouvait sur le chemin et je casse ma chaîne. Pas grave, on va continuer à pied et je trouverai bien un tuk-tuk pour me ramener. On arrive donc à Bayon, avec ses visages de bouddha impressionnants.


Après la visite, je tombe sur la boutique shimano du coin et le gars me repare ma chaîne pour 2$. Je peux donc rentrer tranquillement à Siem Reap, sans oublier de faire la course avec les tuk-tuk histoire de transpirer encore un peu plus (fait 30°).
Le lendemain, départ à 5h du mat avec Lesley et Kirsten, une écossaise et une hollandaise de l'auberge pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Wat. Soyons honnêtes, j'en avais tellement entendu parler que j'ai été un peu déçu. Énormément de monde et la lumière n'était pas exceptionnelle. Je vous mets quand même une photo.


On enchaîne ensuite avec Bayon où les bouddhas sont toujours aussi souriants.


Direction ensuite Ta Prohm. Encore un temple très différent. Ici la nature a repris ses droits et les arbres poussent sur les murs. Très impressionnant.


Pour ceux qui ont vu le film Tomb Raider, une scène a été tournée ici.


On se fait aussi d'autres temples mais ils sont tellement nombreux que j'aurais du mal à les citer. Ce qui est très sympa, c'est qu'ils sont tous différents et pour peu qu'on aime les temples, on peut rester pendant une semaine.
Je reste encore quelques jours à Siem Reap pour me détendre avant de partir au Laos et j'en profite pour tester le fish massage. Un peu bizarre au début mais après on s'habitue.


Au final, un passage rapide au Cambodge. La visite des temples d'Angkor est effectivement quelque chose d'exceptionnel et que je recommande vivement.

vendredi 20 janvier 2012

Japon : Tokyo

Après 4,5 mois passés en Amérique du Sud, je pose enfin le pied en Asie (non rue Montgallet n'est pas considéré comme faisant partie de l'Asie). L'arrivée à Tokyo après 26 heures de vol (4 de Rio à Santiago, 11 jusqu'à Los Angeles et 11 jusqu'à Tokyo) est fraîche. J'ai quitté Rio en débardeur, 30° à l'ombre, autant dire que les 5° de l'hiver tokyoïte font un peu mal. Pour le décalage horaire, autant je suis habitué à changer l'heure de ma montre, autant changer de jour est assez inhabituel, et hop un jour de perdu. Pour une fois, je m'étais organisé : auberge de jeunesse réservée, itinéraire depuis l'aéroport noté. Du coup, j'arrive sans encombre à l'AJ vers 8h du soir et pars dormir directement.
Le lendemain matin, je m'incruste à un groupe qui part au marché de Tsukiji, le plus gros marché de poissons au monde. La variété d'espèces est impressionnante, je vois un grand nombre d'entre elles pour la première fois. Je tente le sashimi (poisson cru) de thon rouge tout frais pour le petit dej, un peu dur quand même. On enchaine d'ailleurs sur des sushis pour compléter le petit dej, un régal. Direction ensuite Akihabara, le quartier geek où je pars en quête d'un appareil photo pour remplacer celui que j'ai "égaré" à Rio. Au final, je rachète le même appareil, c'est qu'il est quand même pas mal.
Le lendemain je repars en mission à Akihabara pour cette fois acheter une tablette tactile (plus d'excuses maintenant pour ne pas mettre à jour mon blog). Après plusieurs heures de recherche, je jette mon dévolu sur une Acer Iconia Tab a500. Mention spéciale au magasin où je l'ai acheté qui diffusait du Etienne Daho.


Le dimanche réveil aux aurores pour aller acheter ma place pour le dernier jour du tournoi de sumo. Il y a un tournoi par an à Tokyo et je tombe pile poil pour la fin, ça c'est de l'organisation. Les combats commencent à 10h mais les plus intéressants sont en fin de journée. En attendant d'aller aux combats, je pars me ballader dans le quartier d'Asakusa, très sympa avec ses boutiques et son temple.


N'étant pas un grand connaisseur du sumo je décide d'y aller en début d'après-midi en pensant y rester juste une heure, histoire de voir à quoi ça ressemble. Au final, je suis complètement pris par le spectacle et reste plus de 6h. Je suis fasciné par les rituels (même si je n'y comprends pas grand chose), par les combats qui dure en général 5 secondes pour 5 minutes de préparation. Imaginez la pression et la concentration nécessaire, tout se joue en une fraction de secondes, pas le droit à l'erreur. Je suis un peu surpris par le poids des sumos, je pensais qu'ils seraient plus gros. Renseignement pris auprès de Wikipédia, il semblerait que le poids optimal soit autour de 150 kilos, ce qui n'est pas énorme.


Après le tournoi, le vainqueur reçoit une multitude de trophées, au moins 30. Ce n'est qu'au dernier que j'ai compris de quoi il s'agissait, ce sont des trophées offerts par les sponsors, le dernier étant, je vous l'donne Emile, une gigantesque bouteille de coca-cola. L'Oncle Sam a même réussi à s'incruster dans ce sport traditionnel, quel dommage. En bon supporter, j'attends ensuite dehors la sortie du vainqueur qui part en cabriolet sous les vivas de la foule.
Le lendemain, je pars en vadrouille dans la ville. 6h de marche sous la pluie qui m'amène dans le quartier de Shibuya, de Shinjuku, de la cité impériale et d'Akihabara. Gratte-ciels à Shinjuku.


Je pars visiter le sanctuaire de Meiju Sinju, magnifique.


La cité impériale au milieu des grattes-ciels est un vestige du passé, entourée de larges douves et de hautes murailles. Pas moyen d'y rentrer mais ça vaut quand même le détour. Pour les photos, je pouvais difficilement mieux faire de nuit sous la pluie.


Je trouve que Tokyo est une ville très calme, peu de traffic, pas de Fangio à tous les coins de rue, très peu de bruits de klaxons. C'est aussi une ville très propre même s'il n'y a pas de poubelles dans les rues. A noter qu'il est interdit de fumer dans la rue, il y a des espaces fumeurs dédiés.
Le lendemain, direction le 45e étage des tours du Tokyo Metropolitan Government Office d'où la vue sur la ville vaut le détour.


J'y fais la connaissance de Kristian, un norvégien avec qui je retourne au sanctuaire de Meiju Sinju, cette fois sous la neige.
Etant un peu en délicatesse avec mon genou, je la joue calme le lendemain. J'avais prévu de partir au Vietnam le 25 mais pas moyen d'obtenir un visa avant le 30 pour cause de vacances du nouvel an. Du coup, je choisis de partir directement le Cambodge le 27. Histoire de reposer mon genou, je vais tester un onsen, thermes traditionnels japonais. Je commence par le bassin le plus chaud, 42°, un peu dur d'y rentrer. Le bassin n'est pas très grand, il y a de la place pour à peine 10 personnes. Il y a 3 places spéciales, une avec jet massant, une pour les bulles et une avec courant électrique, effet Claude François garanti. Personnellement je n'adhère pas au concept. Je passe ensuite au bassin un peu plus petit à 35°, pas de surprises dans celui là. Enfin, je teste le bassin le plus petit et pour cause, à 15° la foule ne s'y presse pas. Passée la première minute un peu difficile, pour peu que tu restes immobile, il est possible d'y rester longtemps et d'apprécier.
Le lendemain, je pars en bus à Kawagushi d'où la vue sur le mont Fujiyama n'est pas mal du tout. Histoire d'avoir de belles photos, ils ont même ajouté un lac et de la neige, sympa non ? Après plusieurs jours de pluie, le temps est au beau fixe même si le mercure peine à dépasser les 0°.


Et qui dit lac dit baignade bien sûr.


Pour ma dernière nuit à Tokyo, je décide de tester les fameux hôtels capsules. Taille de la "chambre", 2 mètres x 1 x 1, ça fait pas grand mais c'est assez pour un matelas et on ne se sent pas à l'étroit. A noter que pour une raison qui m'échappe, l'hôtel était interdit aux gens tatoués.


Au final, une très bonne expérience,Tokyo est une ville très dépaysante et ce court séjour m'a donné envie de revenir dans ce pays pour prendre le temps de découvrir plus en profondeur le reste du pays et sa culture.

jeudi 5 janvier 2012

Brésil : Cabo Frio Buzios

Histoire de fuir le mauvais temps qui sévit sur Rio, Janina, Valerie, Stefan et moi décidons de partir sur la côte nord à Cabo Frio, à quelques heures de Rio. Pas grand chose à signaler, on passe tout notre temps à la plage. Je suis fan du concept des vendeurs ambulants poussé à l'extrême, on peut tout acheter sans se déplacer: boissons et bouffe (glaces, cacahuètes, pizzas, sandwichs, huîtres, crevettes, empanadas, mon préféré le queijino, du fromage au barbecue avec de l'origan).
Après 2 jours, on décide de bouger à Arrial do Cabo histoire de découvrir de nouvelles plages. Pendant un tour en bateau, je vois mes premières tortues en liberté.
Après 2 jours, je retourne à Rio pour prendre mon avion, destination le Japon. Arrivé à l'aéroport, petit souci à cause de mon escale à Los Angeles. En effet, pour entrer aux Etats-Unis, il faut demander en ligne une autorisation qui est délivrée sous 24 heures. Le seul souci étant que j'ignorais que c'était obligatoire même juste pour une escale. Pas grave, je partirai sur le prochain vol disponible qui se trouve être une semaine plus tard. Et hop, 7 jours de plus au Brésil.
Je décide donc de rejoindre à l'improviste Stefan, Janina et Valerie qui avaient bougé à Buzios, petite station balnéaire devenue celèbre après le passage de Brigitte Bardot. La ville est d'ailleurs surnommée Saint Trospete du Brésil. L'endroit n'étant pas très grand, j'arrive à les retrouver en me promenant dans les rues. Cela va sans dire qu'ils étaient un peu surpris de me voir là.
Le lendemain, on loue un buggy et on part se promener le long de la côte. Gros régal de conduire sur les pistes désertes avec vue sur la mer. A part ça, encore beaucoup de temps à la plage.


Je retourne à Rio pour mes derniers en Amérique du Sud. La veille de mon depart pour Tokyo, je pars me promener dans Santa Marta et le centre avec mon guide Nathalie (joli nom :-) et nous dînons dans un restaurant japonais, au moins je pourrai comparer.
Le lendemain, malgré quelques soucis pour trouver mon billet (j'avais une impression de mon nouveau billet mais je l'avais perdu donc je suis arrivé à l'aéroport avec juste mon passeport), j'arrive enfin à quitter le continent. Petit bilan de ces 4,5 mois passés en Amérique du Sud:
- des randos avec des paysages inoubliables. Je pense notamment à Choquiquerao, au Fitz Roy et Cerro Torre, à Torres del Paine.
- des sites naturels grandioses: désert de sel d'Uyuni, glacier du Perito Moreno, chutes d'Iguazu, rio da Prata entre autres.
- des visites exceptionelles: le Macchu Picchu et Choquiquerao, la mine d'argent de Potosi.
- un gros coup de coeur pour le Brésil, notamment ilha Das Couves et Rio de Janeiro.
- et le plus important, beaucoup de très belles rencontres. Je vais citer Stefan, Janina, Jane, Gil, Rich, Nanda, Arjan, Lauriane, Lucille, Sami et Nathalie.