samedi 17 septembre 2011

Pérou : Cuzco et la vallée sacrée

Après mon petit tour en train, j'arrive à Ollantaytambo où se trouvent les ruines d'une forteresse Inca. Je dois bien avouer qu'après avoir visité Choquequirao et le Macchu Picchu, le site n'est pas très impressionnant. Du coup, je ne m'attarde pas et repars en colectivo pour Pisac via Urubamba. Comme vous êtes sympa, je vous mets quand même une photo.


J'arrive en fin d'après-midi à Pisac, connu pour ses ruines inca et son marché. Le lendemain matin, je visite les ruines situées en surplomb de la ville. Ce site avait une triple fonction: militaire, religieux et agricole. La visite est sympa, il n'y a quasiment personne et la vue sur la vallée est magnifique.


Je redescends ensuite en prenant un raccourci avec des passages un peu techniques. Au bout d'un moment, je me rends compte que je ne suis pas sur un chemin, ce n'est pas grave, je vais couper à travers les broussailles, ça ira plus vite. J'arrive sans encombres (à part quelques griffures) à Pisac où je pars flâner dans le marché. On y trouve toutes sortes d'objets d'artisanat, je craque pour deux pendentifs: une Cruz andina et la Pachamama.
Je pars ensuite en colectivo pour Cuzco où j'arrive vers 14h. La ville me plait beaucoup avec ses ruelles étroites pavées, ses maisons avec balcons en bois, ses arcades. La plaza de armas mérite aussi le détour. Par contre, il faudra qu'on m'explique pourquoi tous les 10 mètres, il y a une fille qui te propose des massages.


Je passe aussi devant la fameuse pierre à 12 côtés, ya pas à dire, ils se débrouillaient en construction les Incas.


Enfin petite info utile, non Bertrand Delanoë ne passe pas ses vacances dans le coin (pour autant que je sache). Ce drapeau que l'on trouve partout dans la région répresente la région de Cuzco, à ne pas confondre avec un autre drapeau.


Après un après-midi passé à visiter, je repars en bus de nuit (ça faisait longtemps) pour Arequipa.

vendredi 16 septembre 2011

Pérou : Macchu Picchu

Après une nuit sans histoire à Aguas Calientes, réveil à 4h30 pour être à l'ouverture du Macchu Picchu à 6h. La montée se fait à la frontale dans un petit chemin, super ambiance même s'il y a déjà pas mal de touristes.
Je rentre dans le parc et monte en courant vers le haut du site pour prendre quelques photos avant que la horde de touristes n'envahisse les lieux.



Ensuite je remonte le fameux Inca Trail sur un kilomètre environ afin d'avoir une vue d'ensemble du site et faire la traditionnelle photo.


Arrivé au point le plus haut, je me rends compte que j'ai bien fait de ne pas faire ce trail. En effet, il y a environ une cinquantaine de personnnes en train de prendre des photos. Ce trail est certes très connu mais faire 33 km en 4 jours avec un touriste tous les 10 mètres, très peu pour moi.
Le site est vraiment impressionnant, plus que Choquequirao à mon avis. Il est certainement aussi mieux restauré. Je traine quelques instants à côté d'un groupe avec un guide francophone mais je me lasse rapidement. Malgré la grandeur du site, il y a déjà beaucoup de monde, rien à voir avec la tranquilité de Choqui. Du coup, je fais le tour et ne m'attarde pas plus que ça sur les lieux.
Même si je ne suis pas resté très longtemps (2h environ), la visite du site me parait incontournable et justifie à elle seule un voyage au Pérou.
Je redescends rapidement à Aguas Calientes et change mon billet de train pour arriver plus tôt à Ollantaytambo. Au passage gros carton rouge à la compagnie de train Perurail, 59$ pour 32 km, c'est vraiment de l'exploitation de touristes.

jeudi 15 septembre 2011

Pérou : Choquequirao

Après une nuit sans histoire dans le bus, j'arrive à Abancay d'où je vais essayer d'organiser mon trek qui me doit m'amener à la cité perdue de Choquequirao (moins connue que le Macchu Picchu et accessible seulement après 2 jours de marche). On me conseille rapidement d'aller à Cachora, point de départ du trek où ce sera plus simple à gérer. Je me rends donc à l'arrêt pour Cachora où j'attends pour un colectivo (taxi collectif). Manque de bol, je suis le premier donc il va falloir attendre (2h) que le taxi se remplisse pour partir. J'arrive sans encombre et trouve rapidement une agence, pas de chance il est trop tard pour partir aujourd'hui, va falloir remettre le départ au lendemain. Je négocie un muletier pour 6 jours de marche, ce qui doit m'amener dans un premier temps à Choquequirao et ensuite pas trop loin du Macchu Picchu.
Lendemain matin, départ à 9h30, tout va bien j'ai ma tourista de début de trek ;-) Le muletier m'informe qu'après le passage d'une bande rebelle armée à Choquequirao il y a 15 jours, les touristes se font plus rare dans le coin, tant mieux, on sera plus tranquille. Après 6h de marche, nous bivouaquons à Santa Rosa, non loin de Choquequirao (en partant plus tôt, nous aurions pu y arriver dans la journée). Santa Rosa, petite bourgade sympatique de 2 habitants et 4734 moustiques environ.
Lendemain départ à 7h, nous arrivons rapidement à Choqui comme disent les locaux. Le site est vraiment impressionnant, les Incas ont construit cette ville en haut d'une montagne (3085 mètres) , sur des pentes abruptes au possible, à croire qu'ils ont choisi l'endroit le plus compliqué. Ce que l'on voit sur la première photo sont des terrasses pour l'agriculture. Et dire qu'ils ont fait ça il y a 500 ou 600 ans.



La visite est très sympa car le site est très tranquille, je croise 2 touristes (que je retrouverai d'ailleurs à l'hôtel à Aguas Calientes quelques jours plus tard) et quelques péruviens qui travaillent à la restauration du site.





Après la visite, je pars à la poursuite du muletier qui est parti devant. Je prends un raccourci en suivant le canal de la cité dans une ambiance très "Indiana Jones", seul au milieu de la jungle, j'adore. Après 2h de marche, je rejoins le muletier et nous arrivons ensemble au bivouac à côté d'une autre cité inca. Cette fois, nous sommes seuls au bivouac.
Départ le lendemain à 7h pour une grosse journée. D'abord une descente d'une heure pour arriver jusqu'au rio et ensuite 5h30 de montée par des chemins franchements difficiles. Ils ont fait des virages pour adoucir la pente mais là où tu en aurais fait 6, ils en font 2 et ça fait bien mal aux papattes. Je ne recommande pas la ballade aux personnes hors de forme ou alors faut prévoir plus de temps. Après 6h de marche, la vue en jette quand même un max. Ce matin nous étions en bas de la bande verte claire de l'autre côté de la montagne à gauche.


Nous arrivons enfin au col et resdescendons tranquillement sur Yanama où nous arrivons après une bonne journée de 8h30 de marche.


Lendemain départ à 7h pour rejoindre Huancacalle de l'autre coté de la montagne.


Ca va encore grimper sec. Le chemin est moins pentu que la veille (pas trop difficile) mais l'altitude rend la marche difficile (col à 4600 mètres). La fin de la montée et la descente se font sous une averse de neige et de pluie. Nous arrivons finalement au bivouac vers 14h. Du coup, on vient de faire en 4 jours ce qu'on devait en 6, et encore heureusement qu'au départ, j'avais signalé que je marchais bien, sinon on partait pour 7 jours (à Cuzco, les agences organisent le même trek en 8 jours) .
Nuit sans histoire et le lendemain, je fais 20 kilomètres à pied pour rejoindre Aguas Calientes, ville au pied du Macchu Picchu. Les 10 derniers kilomètres se font le long d'une voie de chemin de fer, seul moyen d'accéder à Aguas Calientes en dehors de la marche.


Je vais enfin pouvoir prendre une douche chaude (le contraire serait un comble dans cette ville) et faire un peu de lessive (quoi ??? tu n'as pas enlevé ton t-shirt depuis 5 jours, euh ... coupable).
Demain départ à 4h30 pour monter au Macchu Picchu à pied.
Au final, super trek, les paysages sont vraiment magnifiques et la cité inca de Choquequirao mérite vraiment le détour.

Pérou : Nazca

Après un passage d'une journée à Lima pour faire un peu de lessive, mettre à jour mon blog et essayer de réparer mon problème de carte mémoire (sans succès), je prends un bus de nuit pour Nazca avec un changement de bus à Ica à 3h du matin histoire d'être sûr de passer une bonne nuit.
J'arrive donc à Nazca vers 7h du matin pour visiter les fameuses lignes de Nazca. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit dixit Wikipedia de "grandes figures tracées sur le sol (géoglyphes), souvent figuratives, parfois longues de plusieurs kilomètres qui se trouvent dans le désert.", le meilleur moyen de les voir étant d'un avion.
Pas trop réveillé, je me fais embobiner par un péruvien qui me convainc que la visite du sol avec un guide est plus intéressante et que le survol en avion coûte une fortune. Je négocie un peu le prix et accepte le deal. Me voilà parti pour 2h de visite. Effectivement les informations données par le guide intéressantes mais au final on voit très peu les lignes (à part quelques figures depuis un mirador) et je suis assez déçu. Je pense clairement que seul le survol en avion vaut le coup, j'ai fait les choses à moitié et ce n'est pas une réussite. Je vous mets quand même une photo piquée sur wikipedia pour que vous vous fassiez une idée.



Après cette visite un peu décevante, je m'occupe d'acheter mon billet de bus pour Abancay (encore un bus de nuit, 3e d'affilée). Départ à 23h, il est 14h et j'ai fait le tour de Nazca. Je sens que l'après-midi va être longue, surtout qu'il n'y pas grand chose à faire dans la ville. Je visite rapidement le musée sur la culture Nazca (pas très passionnant à mon goût), je regarde un bout du quart de finale de l'US Open Nadal - Roddick et sur les coups de 6h je retourne sur la plaza de armas en espérant y trouver de l'animation. Coup de bol, un spectacle de rue commence. Et comme souvent dans ce genre de spectacles, ils font appel à quelqu'un du public. Devinez sur qui c'est tombé ? Evidemment, ça m'est tombé dessus. Du coup, je me retrouve à faire le con, à être ridicule et à comprendre la moitié de ce qu'on me dit pendant une bonne demie-heure. D'autres artistes se succèdent et je suis gentiment amené à participer à chaque fois. Je le fais de bonne grâce car ça me permet de passer le temps. Finalement, la soirée passe vite et je prends mon bus sans avoir eu le temps de manger.

jeudi 8 septembre 2011

Pérou : Cordillère blanche

Après 2 jours passés à Lima, je pars dans le cordillère blanche pour faire un peu de trekking. Arrivé à 6h du matin à Huaraz après 8h de bus (très grand confort), je prends directement un collectivo (mini van taxi collectif) pour aller à Caraz. Là, je loue tout le matériel de camping (tente, duvet, ...) et je pars en collectivo à Cashapampa où se trouve le départ pour le Santa Cruz trek.
Arrivé sur place, j'entreprends de louer les services d'un muletier afin de porter une partie de l'équipement (commencer à 3000 m sans acclimatation et avec environ 18 kg sur le dos, ça me parait tendu). Malheureusement le prix demandé est bien supérieur à celui indiqué dans les guides (confirmé par le loueur à Caraz). Du coup, je décide de partir en solo. Au bout de 4h30 de marche (il est 18h et la nuit commence à tomber), je décide de m'arrêter pour camper. Première bonne nouvelle, je m'aperçois qu'il manque le double toit de la tente, pas grave, ça ne sert qu'en cas de pluie. Un peu plus tard je me rends aussi compte que j'ai une bonne turista donc l'alimentation on va oublier aussi. Je pense qu'il ne me reste plus qu'à dormir.
Le lendemain au réveil, petite analyse de la situation:
- je suis malade donc je ne peux pas m'alimenter
- je n'ai pas de double toit (grosse loterie pour 3 jours sous la tente)
- j'ai un sac super lourd qui me découpe les épaules
- je n'ai pas d'allumettes pour le camping-gaz (en même temps, je ne peux pas manger)
- et enfin le meilleur pour la fin, je suis essouflé rien qu'en étant debout (acclimatation vous dites ?).
Au vu de ce bilan assez mauvais, je me résouds la mort dans l'âme à faire demi-tour. Alors que je range mon campement, je croise un péruvien qui m'explique qu'il est possible de louer un âne au campement qui se trouve à 20 minutes (je n'étais pas loin). Du coup, je me motive à pousser jusque là-bas. Une fois arrivé, je loue les services d'un muletier (aussi cher qu'au début du trek soit dit en passant) mais seulement pour 1 jour et demi (je terminerai en solo).
Je repars donc avec un muletier, déchargé de la majorité du poids du sac. Pourquoi se motiver à repartir alors que finalement, je suis toujours malade, je n'ai toujours pas de double toit et j'ai toujours du mal avec l'altitude ? Tout simplement pour ça:


Je fais un petit détour pour aller voir l'Alpamayo que les péruviens appellent "la montaña perfecta". Pas de chance, c'est l'autre côté qui est plus beau mais bon j'aime bien quand même.

Le soir, premier campement avec le muletier qui me confirme qu'il manque le double toit. Pas de bol, le ciel est assez menaçant. Heureusement un groupe de randonneurs campent aussi au même endroit et le muletier connaissant ceux de l'autre groupe s'arrange pour qu'on puisse dormir dans la tente des cuisiniers en cas de pluie. Peu confiant, mon muletier y dormira par précaution. De mon côté, ça va un peu mieux, j'arrive à manger un peu de thon et de soupe (avec quelques fruits secs, ce sera ma seule nourriture pendant 3 jours). A 4200m, les nuits sont fraiches, je dors avec tout mes vêtements dans mon duvet mais l'absence de double toit qui protège du vent se fait cruellement sentir. Du coup, je passe en mode "papillote" avec ma couverture de survie et là ça peut aller.
Le lendemain, départ à 7h pour "la" difficulté du trek, le passage à la "Punta de Union", 4750m, j'avoue que la fin a été assez rude et ne s'est pas faite à une vitesse très élevée. Cela dit, la vue en haut est magnifique.

C'est ici que j'abandonne mon muletier et récupère donc mon sac bien lourd pour les deux demies-journées restantes.
La descente vers le dernier campement est assez difficile, le manque d'alimentation et le poids du sac commencent à peser ;-) J'établis mon campement à côté du même groupe que la veille (au cas où) mais bon, il n'a pas plu pendant 2 jours, pas de raison que ça ne continue pas. Pendant que j'ai le dos tourné, un âne en profite pour manger mon pain (vu que je suis malade, ce n'est pas bien grave, ce sera toujours ça en moins à porter).

Nuit sans histoire, départ le lendemain à 6h30 pour les 3h restantes à travers des paysages toujours magnifiques.

Au final, j'arrive bien fatigué vers 9h30 à Vaqueria où je n'ai plus qu'à attendre un collectivo pour rentrer à Caraz.
A peine,30 minutes après, en voilà un qui arrive, le chauffeur me confirme qu'il va bien à Caraz donc je monte (mon sens de l'orientation m'aurait amené à prendre le chemin dans l'autre sens mais bon ...). Au final, après pas mal de route, le collectivo fait demi-tour et repasse à Vaqueria (où j'étais 3h plus tôt). Effectivement il allait bien à Caraz mais en faisant d'abord un "léger" détour. On n'a qu'à dire qu'il y avait 6h de trajet pour rentrer. Là aussi, le trajet se fait à travers des paysages absolument magnifiques, je suis serré comme pas possible, secoué dans tous les sens, assis sur un siège inconfortable et pourtant je ne vois pas passer les 6h tellement les paysages sont splendides. Je vous laisse en juger.



Au final, j'arrive à Caraz en fin d'après-midi pour rendre le matériel et prendre un bus de nuit pour rentrer à Lima.
Petit bilan de cette randonnée:
- l'acclimitation à l'altitude, ce n'est pas que de la théorie
- une double-toit, c'est du poids inutile quand il ne pleut pas
- l'alimentation, c'est du poids inutile quand on est malade
- l'envie de continuer ça ne pèse pas lourd mais ça permet d'aller au bout
- les paysages sont absolument magnifiques et méritent vraiment le détour.

Pérou : Lima

Après un petit déjeuner chez le frère de Freddy, je fais une petite sieste (en effet 3h de sommeil plus une journée rallongée de 7h, ça risque d'être dur) et je pars ensuite avec Freddy découvrir Lima.

Le centre ville est assez joli. Comme dans de nombreuses villes espagnoles, on retrouve la plaza de armas avec el Palacio del Gobierno, résidence officielle du président péruvien, ainsi que, entre autres, la cathédrale de Lima. Je recommande la visite de celle-ci, on peut notamment y voir les restes de Francisco Pizarro, conquistador espagnol qui a créé la ville de Cuzco.


Votre oeil averti aura remarqué la couleur jaune de nombreuses batisses sur la place. En effet, l'ancien maire avait jugé opportun de les repeindre selon la couleur de son parti, à savoir le jaune. Par contre, va falloir repeindre maintenant vu que c'est un écolo qui occupe la mairie.

Après ce petit tour de ville, nous faisons une pause au bar Maury pour y goûter le fameux Pisco Sour, un cocktail qui comme son nom ne l'indique mais alors vraiment pas, est à base de Pisco, une eau de vie péruvienne.


Bien requinqué, nous pouvons continuer la visite et passer par la Plaza San Martin au milieu de laquelle trône une statue de San Martin (une légende raconte même qu'il y aurait un lien entre le nom de la place et la statue). Jose de San Martin était comme chacun sait, un des deux libérateurs du Pérou avec Simon Bolivar.

L'heure du repas approchant, nous partons déjeuner dans un restaurant péruvien. Au menu, du ceviche (poisson cru mariné dans du jus de citron), conchas negras (moules), camote (patate douce), maïs et autres aliments non identifiés.

Après cette pause bien méritée, nous repartons nous balader dans la ville et terminons la soirée à Barranco pour y goûter des brochettes de coeur de boeuf ainsi que de l'intestin. Autant le coeur, je veux bien mais pour l'intestin, j'ai plus de mal.

Le lendemain, je repars avec Freddy et sa copine pour aller visiter le site archéologique de Pachacamac au sud de Lima. Visite ma fois fort intéressante de ce site religieux utilisé pendant plus de 1000 ans par les diverses civilisations qui se sont succédées dans la région.


On y a notamment retrouvé un totem dédié au dieu Pachacamac ainsi que des quipus, système de comptage utilisé par les incas fait à base de cordelettes et de noeuds. Les chercheurs sont capables de déchiffrer partiellement ce système de comptage (en base 10) mais certains noeuds et les couleurs utilisées restent un mystère. Je vais mettre le petit-fils de Champollion sur l'affaire.


Petite anecdote pour finir, le cactus sur la photo s'appelle San Pedro mais pourquoi donc ce nom me direz-vous. Il se trouve que les shamans utilisaient une boisson hallucinogène extraite de ce cactus pour communiquer avec les dieux, pour communiquer avec le ciel. Quand les espagnols ont observé le phénomène, ils ont donc décidé d'appeler cette plante Saint Pierre puisque c'est lui qui a les clefs du paradis donc du ciel. Voilà, c'était la minute culturelle.


Le soir même, je prends un bus de nuit pour me rendre à Huaraz dans la cordillère blanche.

Voyage Paris - Lima

Jeudi, quelques heures avant le départ, je me dis que je devrais peut-être vérifier que mes vols (Paris-Madrid et Madrid-Lima) sont toujours programmés. Je me rends donc sur le site de l'aéroport d'Orly, je rentre le premier numéro, aucun résultat, ça commence bien. Pas de souci par contre avec le vol Madrid-Lima, c'est déjà ça. En cherchant un peu, je me rends qu'il y a un autre vol Paris-Madrid avec la même compagnie qui part à la même heure, ça doit être celui-là. Dans le doute, je prends le numéro de téléphone et je me dis que si je croise un cybercafé (et oui plus de téléphone depuis plusieurs semaines), j'appellerai pour vérifier. Quelques heures plus tard, je trouve un téléphone, j'appelle, pas de réponse, j'en déduis qu'il n'y a rien à dire et que c'est juste le numéro de vol qui a changé.

Je me retrouve donc à 17h à Orly et effectivement, c'est juste le numéro de vol qui avait été modifié.

Vol sans histoire jusqu'à Madrid. Petite pause de 2h à Madrid qui me permet de tester mon espagnol, ça se présente bien, j'ai réussi à renseigner une argentine et faire de l'humour.

Vol sans histoire jusqu'à Lima où j'arrive à 6h du matin. Après quelques minutes d'attentes, je retrouve Freddy, un pote péruvien et nous partons chez son frère David prendre le petit-déjeuner.


PS: pas de photos pour l'instant, ma carte mémoire fait de la résistance et n'est pas reconnue sous Windows (mais elle l'est sous Mac, allez comprendre).